MEDIATHEQUE ET MAISON DE QUARTIER DE VAULX-EN-VELIN

Maître d'ouvrage : VILLE DE VAULX EN VELIN

Mission : Concours et maîtrise d'oeuvre pour la construction de la médiathèque et la maison de quartier de Vaulx-en-velin.

Mandataire : AGENCE D'ARCHITECTE RUDY RICCIOTI

Equipe : Urbalab, GBA&co, Etamine, Oteis, Lring, Studio totem, Thermibel et Scenarchie, Eya-architecture

Rôle URBALAB : Composition urbaine & paysagère, et ingénierie hydraulique + VRD

Date de prestation : 2017 - en cours

Dimensions : 6000 m² de terrain pour 2700 m² de SDP

Budget de l'opération : 16 000 000 M€ HT de travaux dont 900 000 € HT pour les extérieurs

Le + URBALAB :

Le parti paysager :

Le projet propose de traiter le cœur du bâti comme un ‘joyau’ dans l’écrin du bâtiment, à découvrir
depuis l’extérieur qui annonce sa couleur.

L’ensemble est composé comme une oasis insolite, attractive, qui aiguise la curiosité des visiteurs, des usagers, des habitants de la ville et de la Métropole.

Si le complexe médiathèque-maison de quartier est repensé pour être le nouveau cœur du Mas du Taureau, son image traduit sa qualité de lieu exceptionnel, au travers de parti pris formels affirmés qui assument un certain exotisme.

L’échange et la concertation est au cœur de la démarche, la cour du centre de loisir est plus végétalisée qu’à l’origine suite aux demandes des usagers.

Le Patio: Focus

Le pari du patio intérieur est de surprendre le visiteur par une ambiance luxuriante qui a trait à la jungle. L’espace du patio restant ouvert, l’idée est d’évoquer un jardin exotique, avec une sélection de plantes adaptées à notre climat mais dont l’aspect rappelle leurs homologues exotiques.

L’ensemble comprend différentes typologies de plantes : des palmiers rustiques de grande et petite taille,
des feuillus, des fougères arborescentes et en massif, des vivaces, des grimpantes.

La variété et la densité est de mise, avec des tons de verts persistants au fil des saisons et de rares éclats
de couleurs, mis en valeur par contraste. La verticalité du paysage est soulignée, de par la structure même de l’espace, par différents traitements de sol -entre pleine terre et sol ‘suspendu’, clin d’oeil au pont de singe-, et par le choix des espèces qui se développeront autant en hauteur qu’au sol.

Les grands sujets seront plantés en pleine terre, et atteindront à terme le haut du patio jusqu’à dépasser de la toiture.
Les massifs seront plantés sur une base constituée de fibres végétales (matelas de fibre de coco/toile de jute) + un substrat léger, à amender régulièrement.

Aménagements extérieurs : un jeu sur les limites

Si le cœur du bâti est un jardin unique, les espaces extérieurs articulent les différents usages définis par le
programme dans un effort de continuité.

Les espaces extérieurs intègrent le bâtiment emblématique de la médiathèque dans son environnement dans une épaisseur qui joue entre espace public et espace paysagé.

Grouper les différents espaces extérieurs permet de constituer des unités plus larges, ouvertes ou non sur l’environnement extérieur selon leur statut. La limite joue d’une mise en relief du sol : une ossature qui permet de délimiter des franges structurantes dès la première tranche, et d’une clôture en tiges verticales dont la densité et la hauteur peuvent varier.